5 questions...

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1. Comment êtes-vous arrivée dans l’univers musical ?

Par Xenakis, Boulez, Ligeti, Stockhausen et …. Graciane Finzi qui est ma mère. Elle évoluait pour sa recherche dans cet univers et moi je m’enfermais dans ma chambre (j’avais 6 ans) avec des symphonies de Beethoven. Je montais sur un petit tabouret et je dirigeais. Et je me disais que si j’avais des gens en face de moi, ce métier devait être enivrant. Aujourd’hui je peux vous dire que c’est encore bien plus que cela. J’habitais au Maroc donc la plage et la mer m’étaient bien plus familières que les gammes et les arpèges. Puis j’ai fait mes études au CNSM de Paris et ai obtenu 3 premiers prix (clavecin, basse continue et musique de chambre). Ensuite l’Espagne pour la direction d’orchestre où j’ai remporté un Prix international de direction d’orchestre à Madrid.

2. Parlez-nous de l’évolution du métier de chef d’orchestre depuis vos débuts ?

Depuis les grands chefs comme Toscanini, Furtwängler, Karajan ou d’autres encore, le « star système » du chef s’est effondré. Et c’est tant mieux. Certains diront que c’est parce qu’il n’y a plus de grands chef comme eux, mais je crois surtout que l’on a enfin remis l’humain là où il doit être : au centre de l’Humanité. Les stars des concerts se nomment : Mozart, Schumann, Ravel ou Stravinsky…. Ce sont eux qui nous guident et c’est notre rôle de chef de les servir pour que le patrimoine perdure au plus près de leur pensée respective.

3. Est-ce difficile de s’imposer en tant que femme devant les musiciens d’orchestre ?

Il eut fallu que je fusse un homme dans une vie antérieure pour pouvoir répondre à cette question. Ce qui est certain c’est que je souhaite qu’on en finisse avec l’éternelle idée préconçue qui consiste à dire que les musiciens sont des gens durs. C’est faux. Je ne connais aucun musicien d’orchestre au monde qui n’a pas envie de faire un beau concert. Alors si vous faites bien votre travail avec cœur et sincérité, ils s’abandonnent à vous. Le reste est du domaine de la programmation et des intérêts de chacun. Quant à l’habillement, je dirige en pantalon et redingote car je me trouve jolie comme cela, que cela me permet de bouger et surtout j’aime la sobriété et l’humilité que cela impose au regard des compositeurs et de leurs œuvres. Oui je me maquille, car même si le public ne me voit pas, les musiciens sont apprêtés donc moi aussi ; Cela fait partie de notre préparation qui permet cette alchimie de la matière (du corps) à la lumière (de l’esprit).

4. Quelles ont été vos plus belles rencontres musicales ?

Mon professeur de direction, Antoni Ros-Marbà puis Manuel Rosenthal et Sergiu Celibidache, deux grands maitres qui n’ont pas été mes professeurs mais que j’ai rencontrés à plusieurs reprises de manière très dense. Le clarinettiste Michel Portal qui m’a énormément instruite sur la musique de Piazzolla et les codes du tango argentin ; José van Dam cet immense chanteur qui a l’art de la diction et de la prosodie, la violoniste Deborah Nemtanu que j’avais accompagnée dans Tzigane de Ravel dans lequel on s’était tellement amusé que je me souviens avoir éclaté de rire pendant l’exécution de l’œuvre en concert ! Et puis des orchestres comme l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège ou l’Orchestre Symphonique de San Sebastian ou encore l’Orchestre de Douai Hauts-de-France, ces orchestres qui vous « fidélisent » parce que la confiance est établie entre vous et les musiciens.

5. Quelles sont vos autres activités musicales ?

Ma carrière a commencé de manière très ardente, puisque après avoir été cheffe adjointe à l’Orchestre Symphonique de Mulhouse, j’ai été repérée par le Cadre Noir de Saumur et j’ai été leur cheffe d’orchestre pour leurs grands galas à l’étranger (Tokyo, Hong Kong, Paris Bercy..). Puis en 2005 j’ai eu envie d’avoir ma propre structure pour des projets très personnels et j’ai créé l’Orchestre Manifesto. En 2008 j’ai commencé à faire des conférences sur le management et cela me tient à cœur car cela me permet de transmettre et de parler de ce que j’aime le plus : les musiciens d’orchestre (leur peurs, leurs joies …). En 2014 j’ai été nommée directrice musicale de l’Ensemble Instrumental de la Mayenne. Parallèlement à tout cela j’ai développé mon amour pour le cinéma muet en dirigeant des ciné-concerts.

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5 question à Mélanie Levy-Thiebaud
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